Suite à la prolifération des moustiques aedes albopictus et à l’épidémie de chikungunya dont ils sont les vecteurs, de gros moyens de
désinsectisation ont été mis en œuvre. Quelles seront les conséquences de ces traitements sur les abeilles, et plus largement sur la faune pollinisatrice ?
Catastrophique ! L’île est petite et le milieu urbain et périurbain, qui devrait être le
seul traité contre les moustiques, est intimement mélangé au milieu rural. De plus, l’aérologie diffuse très largement les produits dans les moindres recoins de l’île. Les premiers traitements
mis en œuvre l’ont été dans la précipitation et les produits utilisés - produit à très large spectre et avec des rémanences longues - ont eu des effets immédiats sur la faune pollinisatrice en
général, sur la biodiversité très fragile et unique de l’île et sur toute la chaîne alimentaire plus particulièrement : les organophosphorés se stockant dans les graisses. On a assisté
également à des bavures des équipes anti-vectorielles qui ont traité des zones naturelles et des ravines avec toutes les conséquences qu’il y a pu avoir sur la faune endémique et qu’il y aura sur
le lagon.
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