Vendredi 12 décembre 2008

Depuis 1983, « Plantons le décor ! » est l’une des initiatives d’Espaces naturels régionaux en faveur de la préservation des paysages et de la conservation du patrimoine végétal régional. A partir de l’expérience développée dans les trois parcs naturels du Nord-Pas de Calais, ce sont au total 17 territoires qui marquent leur volonté de lutter contre la banalisation de l’environnement. En commandant chaque année des arbres, arbustes et fruitiers adaptés au Nord - Pas de Calais, les habitants et les collectivités participent activement à l’aménagement de leur propre cadre de vie. Cette année, l’accent est mis sur le rôle de l’abeille et la création de prairies mellifères.
Pour s’adapter au succès croissant de l’opération et aux évolutions de la société, les habitants des territoires du parc Scarpe-Escaut, de la Porte du Hainaut, de la communauté d'agglomération du Douaisis et de la communauté de communes du Cœur d'Ostrevent peuvent passer leur commande en ligne sur
www.plantonsledecor.fr Cette expérimentation doit s’étendre, après évaluation, à l’ensemble des territoires intéressés. Pour le Pas-de-Calais, ils sont au nombre de six : Artois Comm, Région d’Audruicq, CU d’Arras, pays des Septs-Vallées, de la Lys romane et du Ternois… Plus le parc des Caps et Marais d’Opale.
La notoriété de l’opération « Plantons le décor » qui répond aux objectifs fixés par la politique « Trame verte » de la Région, est fondée sur la qualité des végétaux sélectionnés, sur l’animation permanente auprès des bénéficiaires (stages – démonstrations –conseils) et sur le travail des pépiniéristes choisis par le Centre régional de ressources génétiques.
Brochures en téléchargement à partir de
www.enrx.fr


« Plantons le décor ! »  Article
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Mercredi 26 novembre 2008

Après avoir fait connaissance, dans un premier temps, avec les ruches, les « élèves » du rucher-école ont suivi leur premier cours théorique, samedi dernier, à la ferme du Héron.

 

Le rucher-école du Héron organise chaque année une session de formation à l'apiculture. Celle-ci se déroule d'octobre à juillet à raison d'un samedi par mois en hiver et un peu plus en période estivale, soit quinze séances environ.

C'est une formation très appréciée puisqu'il y a déjà une vingtaine de personnes en liste d'attente pour 2009-2010 ! Samedi donc, vingt-cinq « élèves » femmes et hommes de tout âge ont pris place autour des tables pour assister au premier cours théorique donné par Didier Demarcq, responsable de la formation. « Comment débuter en apiculture et le matériel apicole », tel en était le titre. Il est vrai qu'on ne s'improvise pas apiculteur et qu'un certain nombre de connaissances sont indispensables.

Respect des insectes

Le Nord compte 900 apiculteurs et il y a au moins un rucher dans chaque village. Quand on sait que la pollinisation est assurée par « les amateurs », il est important de sensibiliser les personnes au respect des insectes pollinisateurs. Les cours théoriques permettent d'appréhender aussi la législation et la commercialisation des produits apicoles.

D'autre part, le rucher-école continue le travail qui consiste à créer un rucher de fécondation dans le but de préserver l'abeille noire de notre région.

Il a reçu récemment un oscar, catégorie environnement, au concours des oscars de l'initiative, créé par la Banque populaire du Nord. Ce concours récompense cinq projets locaux ayant valeur d'exemple en matière d'action citoyenne. •

 

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Mercredi 26 novembre 2008

«Nous avons pris jusqu'à 600 frelons d'Asie dans un piège en une après-midi » se réjouit Denis Thiery, directeur de l'unité de santé végétale de l'INRA de Villenave-d'Ornon (Gironde). Ce résultat va remplir d'espoir plus d'un apiculteur du sud-ouest ! Cette espèce invasive fait en effet de terribles ravages dans les ruches, entre Atlantique et Méditerranée, et plus particulièrement dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne. Avec le post-doctorant Nevile Maher, Denis Thiery travaille dans le cadre d'un programme de recherche coordonné par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, avec des fonds européens, pour lutter contre ce frelon exotique introduit en France en 2004, vraisemblablement en Lot-et-Garonne via des poteries chinoises.

« Nous ne cherchons pas à l'éradiquer, mais à protéger les ruches avec un piège efficace, sélectif, simple et pas trop coûteux » explique Denis Thiery. Il a donc déjà obtenu des résultats impressionnants, avec un appât pourtant étonnamment banal : du moût de pomme! Mais si ces premiers tests paraissent prometteurs, ce piège est encore loin de la commercialisation massive.

« Nous allons maintenant rechercher les molécules actives, puis il faudra mettre au point la molécule de synthèse. Nous devons suivre nos procédures habituelles, qui prennent du temps. Ensuite il faudra trouver un partenaire industriel » prévient le chercheur.

Spécialiste des insectes de la vigne, il a été amené à s'intéresser au Vespa velutina, car celui-ci est aussi un ravageur potentiel de la vigne, qui apprécie particulièrement les raisins de table, comme le muscat ou le chasselas. De nombreux vendangeurs ont été gênés cette année pendant les vendanges en bordelais. Mais l'urgence concerne donc surtout les apiculteurs. Denis Thiery le confirme avec sa propre expérience : les neuf ruches de l'INRA, soit environ 90000 abeilles, ont été détruites en moins de trois mois. Mais s'il faudra donc encore être patient pour un piège industrialisé, rien n'interdit aux apiculteurs d'utiliser d'ores et déjà des pièges au moût de pomme.

Des résultats impressionnants, ont été obtenus avec un appât pourtant étonnamment banal : du moût de pomme !


« Il faut les piéger au printemps »

« En 2007, j'ai perdu 47 ruches sur 52 dans une zone de forêt où elles ont été décimées par les frelons d'Asie. Cette année j'ai piégé dès le printemps, et j'ai subi une pression beaucoup moins forte » témoigne Maurice Coudoin, un important apiculteur du Lot-et-Garonne. Il utilise pour sa part un sirop de jus de pruneau fermenté « attractif pour le frelon mais pas pour l'abeille ». Autre technique qu'il a développée cette année pour protéger ses précieuses ouvrières, l'installation d'une grille galvanisée avec des ouvertures carrées de 6 mm de côté à l'entrée de ses ruches. « Cela permet l'entrée de l'abeille, mais pas du frelon » explique-t-il.

En Dordogne, la préfecture a lancé cette année une véritable campagne de piégeage collectif de l'envahisseur ailé. Des pièges spéciaux ont été distribués dès le printemps, dans chaque communauté de communes. « Plusieurs milliers de frelons ont été pris » affirme l'apiculteur Richard Legrand. « Avec du panaché bière-limonade sucré, avec 6 pièges dans mon jardin, j'ai piégé jusqu'à 30 frelons en trois jours en avril. C'était autant de reines fondatrices, et donc de nids qui n'ont pas été construits. Cela représente donc en fait plusieurs dizaines de milliers de frelons qui n'ont pas sévi pendant l'été » explique-t-il.


Le frelon d'Asie tue aussi les hommes

Le frelon d'Asie est un redoutable tueur pour les abeilles et les insectes en général, mais il n'est habituellement pas agressif avec les humains. À une exception près : s'il a l'impression que son nid est menacé. L'attaque peut alors même être mortelle. Un homme de 44 ans a ainsi trouvé la mort le 24 septembre dernier, dans le nord de la Dordogne, alors qu'il passait la tondeuse dans son jardin. Des frelons asiatiques qui avaient installé un nid dans la niche du chien l'ont piqué à quatre reprises lorsqu'il s'est approché avec son engin. L'homme est décédé un quart d'heure plus tard d'un arrêt cardiaque. Toujours en Dordogne, plusieurs chasseurs ont été hospitalisés après être passés trop près d'un nid. « Alors que je filmais un nid avec une caméra numérique, une vingtaine de frelons m'ont attaqué. J'étais heureusement protégé, mais ils ont littéralement aspergé la caméra de venin. C'était vraiment très impressionnant » raconte Richard Legrand, président du syndicat apicole de la Dordogne. Il faut tout de même savoir que l'insecte dispose d'un dard de 6 mm ! Mais le véritable problème est l'énorme destruction qu'il provoque chez les abeilles, et chez les autres insectes pollinisateurs. Avec un risque réel de baisse de la pollinisation et donc des baisses de rendements considérables pour de nombreuses productions agricoles.

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Vendredi 21 novembre 2008
La Commission parlementaire de l'agriculture et du développement rural a déposé le 10 améliorer la situation du secteur apicole.
Les députés européens débattent cette semaine sur ces points pour aboutir à un projet de résolution parlementaire sur  l'apiculture.
Parmi les mesures, la volonté de mettre en place des zones de compensation écologique, comme les jachères apicoles, dans le cadre du bilan de santé de la politique agricole commune, en particulier dans les grandes régions de cultures arables.
« La décision des parlementaires européens rejoint les conclusions françaises du rapport du député Martial Saddier(en téléchargement) , en particulier sur l’amélioration du bol alimentaire», indique Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles.
Ces parlementaires européens souhaitent également «développer au plus vite la recherche sur les parasites et les pathologies qui déciment les abeilles avec des moyens budgétaires supplémentaires ». Et souhaitent que la Commission européenne entreprenne «des travaux de recherche sur le lien existant entre la mortalité des abeilles et l'utilisation de pesticides ». L’objectif est de parvenir au plus vite à doter les apiculteurs de moyens de lutte efficaces contre les parasites et les pathologies des abeilles.
« La décision des parlementaires européens rejoint les conclusions françaises du rapport du député Martial Saddier. » Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles.
Par réré
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Vendredi 21 novembre 2008

L’Union européenne devrait attribuer aux abeilles à miel, dont les effectifs sont en chute libre, des « zones de rétablissement » dans les terres agricoles européennes, afin de les aider à survivre, d’après ce qu’a déclaré un législateur européen mercredi.

 

Les abeilles à miel pollinisent de nombreuses cultures agricoles mais depuis quelques temps déjà les scientifiques ont souligné leur déclin mystérieux et rapide. Les experts craignent qu’une chute de la population d’abeille à miel puisse nuire à l’agriculture et aux récoltes.

 

« Si nous continuons à négliger la population mondiale d’abeilles à miel, cela aura un effet dramatique sur notre agriculture et nos ressources alimentaires déjà sous pression » a déclaré Neil Parish, qui préside le comité agriculture du Parlement Européen.

 

 

Les agriculteurs peuvent aider les abeilles à miel en plantant des fleurs qu’affectionnent tout particulièrement les abeilles, comme la lavande, la bourrache et des marguerites.

 

Neil Parish, un conservateur britannique, a déclaré que les grandes étendues de monocultures telles que le blé ne permettaient pas aux abeilles de trouver assez de nectar.

 

Mais il a ajouté que les agriculteurs pouvaient aider les abeilles à miel en plantant des fleurs qu’affectionnent tout particulièrement les abeilles, comme la lavande, la bourrache et des marguerites.

 

« Nous parlons d’un peu moins d’un pour cent de la terre que l'on réserverait aux cultures qu’affectionnent les abeilles, que l’on pourrait mettre dans les coins des champs, là où les agriculteurs ne peuvent pas aller avec leurs machines, ou encore autour des arbres et sous les haies.

 

Les cultures génétiquement modifiées, le changement climatique, les pesticides et les techniques agricoles modernes sont des éléments qui rendraient les abeilles plus vulnérables aux parasites, aux virus et à d’autres maladies.

 

Davantage de recherches sont nécessaires pour découvrir la cause exacte du déclin des populations d’abeilles, d’après ce que devrait recommander le Parlement Européen.

 

« Les experts eux-mêmes sont déconcertés » a déclaré Neil Parish. « Si nous n’agissons pas, cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques » sur l'agriculture mais aussi pour la biodiversité.

 

Le vote du Parlement Européen sur la question n’a aucune valeur légale mais devrait encourager la Commission Européenne et les états membres à prendre la question plus au sérieux.

 

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Par réré
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